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Date : 12/04/2018 23h00

Les personnels et les étudiants de l'UFR HHAA se sont retrouvés le 12 avril dans l'amphithéâtre Savary de l'IAE mis généreusement à notre disposition par son directeur pour une réunion d'information et d'échanges sur la position de l'UFR quant aux sujets indiqués dans la lettre d'invitation à cette réunion adressée la veille aux personnels administratifs et techniques, aux enseignants et aux étudiants. De 9h30 à 11h30, les échanges ont eu lieu dans une circulation de la prise de parole assurée par deux étudiants et un enseignant-chercheur jouant le rôle de modérateurs dans la distribution du temps de parole. Le directeur de l'UFR a rappelé en préambule, après avoir remercié vivement son collègue, Nicolas Antheaume, pour son aide et sa confiance sans lesquelles la réunion n'aurait pas pu avoir lieu, que cette rencontre s'inscrivait dans la continuité de la poursuite des échanges et de la volonté de proximité des personnels de l'UFR à l'égard de leurs étudiants et qu'elle répondait à la nécessité d'une discussion clarifiant les positions des uns et des autres et permettant l'écoute de chacun. Ce texte rend compte des positions de l'UFR et non de la parole étudiante pour laquelle un compte rendu sera probablement fait par les membres des Haarpies et du Chat. Il s'agit par là de répondre également aux demandes d'information des étudiants qui n'ont pas pu participer à cette réunion. Les échanges, non exempts d'oppositions sur un certain nombre de sujets, se sont déroulés toutefois dans une ambiance sereine et respectueuse des opinions de chacun comme du lieu dont nous avons été les hôtes. En ces temps de méfiance et de timidité circonspecte, c'est une qualité dont il faut se féliciter.

Le premier point a concerné la loi ORE : il a été rappelé que si des attendus, dans un premier temps, ont bien été approuvés par l'UFR (il s'agit des attendus nationaux - aucun attendu local n'ayant été proposé), les évolutions du projet de loi, l'inflexion donnée au dispositif, la faiblesse des moyens, la précipitation de leur mise en oeuvre notamment ont achevé de désolidariser les collègues d'un processus dont ils ne partagent pas, dans leur très grande majorité, l'esprit ni n'adhèrent à la définition insuffisante des moyens permettant de répondre à une meilleure orientation des lycéens et à la plus grande réussite des étudiants. M Lignereux a rappelé le vote, le 27 février dernier, d'une motion approuvée par les conseils scientifique et de gestion de la composante (pour rappel, voir ci-dessous).

Le second point a concerné le blocage des bâtiments. L'UFR, dans la continuité de ses positions, a rappelé qu'elle ne reconnaissait à ce mode d'action aucune efficacité ni aucune vertu dans un espace, l'Université, dédié à la circulation de la parole, à la formation intellectuelle et au partage du savoir, à l'échange contradictoire, à l'acceptation du disensus et à l'entretien de l'esprit critique. Nous avons condamné clairement les dégradations des bâtiments et de leurs abords qui ternissent à la fois le mouvement étudiant et l'image des composantes du pôle Humanités aux yeux des instances universitaires et du public quand nous disposions enfin d'un campus valorisant nos disciplines et offrant à nos étudiants un nouvel espace pour étudier dans des conditions d'accueil remarquables. Le blocage crée une situation où le rapport de force se substitue cruellement à toute autre forme de médiation et de mobilisation. Ce rapport de force génère une conflictualité dont les personnels administratifs et techniques (secrétaires pédagogiques, secrétaire d'UFR, gestionnaires des laboratoires, personnels de la bibliothèque de section, agents de valorisation...) souffrent dans leur rapport quotidien à leurs lieux de travail et vis à vis des missions qu'ils ont à accomplir au bénéfice des étudiants, du fonctionnement de la recherche et de la gestion administrative des personnels. Ces blocages entretiennent une situation conflictuelle propice à des pics de colère et à de situations d'affrontement entre bloqueurs et anti-bloqueurs. Elle exacerbe les prises de positions violentes et favorise des dérives, bien évidemment condamnables, nourries par la frustration, l'exaspération ou par la volonté d'en découdre directement de la part de certains étudiants hostiles à cette forme de mobilisation qui peuvent renvoyer de la sorte aux manifestants la violence symbolique dont ils sont aussi les victimes. Des violences ont déjà eu lieu ; elles sont scandaleuses et nous les dénonçons sans ambiguïté. Nous craignons qu'elles deviennent nombreuses et plus aigües. Nous craignons qu'elles soient propices également à des interventions policières que nous voulons absolument éviter et que des circonstances exceptionnelles risquent de rendre inévitables s'il était nécessaire de garantir la sécurité des personnes. Ce serait alors la défaite de tous.

Le troisième point a porté sur la validation du second semestre et le déroulement des examens terminaux. Les étudiants ont été informés que tous les efforts, ces deux dernières semaines, des équipes pédagogiques ont tendu vers un seul but : la sécurisation administrative et pédagogique de la diplomation au regard des attentes du rectorat et du ministère en la matière. Les examens doivent avoir lieu afin d'assurer un diplôme juste : ne cédant rien de l'exigence disciplinaire qu'il doit reconnaître et équitable quant au contenu effectivement évalué. Il a été rappelé qu'il revenait à la décision personnelle de chaque enseignant de définir ses sujets d'examen (comme l'indique la motion votée par le conseil de gestion du 9 avril), mais que la très grande majorité des collègues ne confondait pas un complément de cours mis en ligne avec une performance pédagogique garantissant seule la spécificité d'une relation d'apprentissage efficace entre l'étudiant et ses enseignants. L'UFR a donc rappelé qu'elle préparait les examens du second semestre en aménageant les sujets à l'aune des attentes de restitution de connaissance et de réflexion évaluées justement et raisonnablement par chaque enseignant selon la situation particulière dans laquelle il se trouve. Les conditions dans lesquelles se dérouleront les examens ne sont pas du ressort de l'UFR mais il reviendra à chaque enseignant de prendre ses responsabilités si d'aventure ils devaient avoir lieu dans un environnement marqué par la présence policière. Les enseignants présents ce matin ont ainsi affirmé résolument qu'ils refuseraient de surveiller des examens qui seraient placés sous la protection des forces de l'ordre. Il a été rappelé que depuis lundi, les cours, mais surtout les contrôles continus, déplacés dans des lieux universitaires tiers ont été annulés afin de ne pas provoquer le blocage d'autres facultés et ainsi ne pas nuire à leurs étudiants. Enfin le 10 ou le 12 amélioratif ne saurait être accepté par les enseignants comme norme d'évaluation des copies.

Le conseil des directeurs de composante qui se tiendra le 13 avril à la Présidence devra apporter des réponses à plusieurs points débattus ce matin concernant notamment les soutenances de mémoire, la situation des étudiants dont la candidature Erasmus pour l'an prochain a été validée, les étudiants de L3 confrontés aux enjeux de la sélection dans les masters 1, la tenue des examens dans des conditions sereines pour tous, la considération des personnels précaires et des agents extérieurs empêchés de faire leur travail du fait de la situation de blocage, la possibilité d'envisager une application graduée de la loi ORE au sein de l'établissement permettant aux équipes pédagogiques de définir avec leurs partenaires un projet de réussite étudiante respectueux de la liberté d'accès à l'enseignement universitaire supérieur pour tous les bacheliers etc.

Ce compte-rendu est imparfait. Il ne rend pas compte de tous les échanges et de toutes les réponses qui ont nourri une rencontre riche et nécessaire pour que le dialogue continue et qu'il soit propice à conserver, demain, le rapport de confiance sans lequel l'enseignement n'est pas une éducation pleine et entière.
Yann Lignereux, Directeur de l'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie


Motion votée le 27 février 2018 par le conseil de gestion de l'UFR:
"Les conseils de l'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie rappellent leur profond attachement à l'accès à tous les bacheliers et aux DAEU des formations de licence d'histoire et de licence d'histoire de l'art et archéologie de l'Université de Nantes. Ils affirment leur ferme opposition aux principes de classement et de sélection et refusent la mise en place de la commission soi-disant pédagogique. Ils ne prendront donc pas part à la constitution de celle-ci pour les licences concernées et refusent de participer à ses travaux".

Motion votée le 09 avril 2018 par le conseil de gestion de l'UFR:
"Les enseignements qui n'ont pas pu être assurés ni compensés par une forme alternative laissée à la discrétion de chaque enseignant et à la liberté de ses choix pédagogiques propres ne peuvent pas faire l'objet d'une question d'examen".

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Date : 11/04/2018 12h00

Bonjour,
L'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie invite tous les étudiants, les personnels administratifs et techniques ainsi que les enseignants de la composante pour une réunion d'informations et d'échanges sur la loi ORE, le blocage actuel des principaux bâtiments du campus Tertre et la validation du 2e semestre, jeudi matin. C'est dans une démarche d'explication et de dialogue que cette proposition est faite afin que les idées circulent, que les rumeurs soient démenties et les malentendus levés. Je vous invite à nous retrouver jeudi 12 avril, dans l'amphithéâtre Savary, bâtiment Erdre, IAE Nantes, pour cette rencontre qui se tiendra de 9h30 à 11h30.

Cordialement,

Yann Lignereux, Directeur de l'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie
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Date : Jeudi 5 avril 2018 - 16h15

Chères étudiantes, chers étudiants,
Suite à la réunion, aujourd'hui, de l'équipe de direction de l'UFR et des départements pédagogiques, nous rappelons aux étudiants, conformément aux derniers messages de la Présidence et des directeurs du pôle Humanités, que les examens terminaux (et le calendrier de leur déroulement) sont maintenus et que les sujets prendront en compte la situation de blocage des bâtiments sans renoncer pour autant à la qualité d'une évaluation déterminant la justesse de la diplomation poursuivie. Afin de respecter par ailleurs les règles de fonctionnement démocratique de la composante, une motion précisant les attendus de ces examens est soumise au vote des membres du conseil de gestion de l'UFR afin de pouvoir en informer les étudiants mardi prochain au plus tard. Pour ce qui regarde les contrôles continus, les secrétariats pédagogiques, en concertation avec le service mutualisé de réservation des salles, examinent actuellement toutes les solutions possibles afin de pouvoir les assurer dans des bâtiments permettant leur bon déroulement selon les informations et les modalités données et définies par les enseignants concernés.
Cordialement,
Yann Lignereux, Directeur de l'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie


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Date : Jeudi 5 avril 2018 - 10h25

Chères étudiantes, chers étudiants,
Vu l'annonce par l'assemblée générale du 03 avril d'un blocage illimité de la majorité des bâtiments du campus Tertre, les directeurs des composantes concernées tiennent à rappeler la nécessité de pouvoir préparer la tenue des examens de fin de semestre. Il importe en effet que ces examens terminaux puissent garantir, dans l'intérêt de tous les étudiants, une évaluation juste, respectueuse du sérieux et de la qualité des formations tout en tenant compte des conditions de déroulement du semestre. Bien cordialement,
Didier Delorme, directeur de la Faculté des Langues et Cultures Etrangères
Bernard Fritsch, directeur de l'IGARUN
Jean-Marie Lardic, directeur de l'UFR Lettres et Langages
Yann Lignereux, directeur de l'UFR Histoire, Histoire de l'Art et Archéologie
André Ndobo, directeur de la faculté de Psychologie


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Date : Mercredi 4 avril 2018 - 10h00

Chères étudiantes, chers étudiants,
La situation de blocage dans laquelle se trouvent désormais les principales composantes du campus Tertre est extrêmement préoccupante. Elle génère une juste inquiétude qu'il faut tenir à distance des rumeurs les plus diverses ; elle suscite surtout des interrogations légitimes auxquelles nous devons répondre avec précision. Une réunion exceptionnelle des départements de l'UFR se tiendra demain en fin de matinée. Nous étudierons les différentes situations pour leur apporter les réponses appropriées afin que les examens puissent se tenir conformément au calendrier établi avec les services de la Scolarité et selon des modalités qui permettent une juste évaluation des enseignements du second semestre. Ces décisions feront l'objet d'une actualité mise en ligne notamment sur le site de l'UFR au plus tôt.
Cordialement,
Yann Lignereux, Directeur de l'UFR Histoire, Histoire de l'art et Archéologie