• Le 15 mai 2018
    Campus centre ville
    MSH Ange-Guépin
    Salle de conférences
    5, allée Jacques Berque
    44000 NANTES
  • 14h-16h

Stéphanie COUDERC-MORANDEAU, ingénieure CNRS, membre du laboratoire DSC (UMR 6297), associée au CRHIA (Université de Nantes) et co-coordinatrice du projet CITER, vous invite à assister à la conférence d’Annie PETIT, Professeure émérite de philosophie à l’Université Paul-Valéry – Montpellier 3, le 15 mai 2018 de 14h  à 16h sur le thème :


Le projet européen positiviste

Présentation :

Au 19e siècle, dans une Europe bouleversée par les révolutions, les projets de réorganisation sont nombreux. Auguste Comte, fondateur du positivisme partage ce souci.

Une confrontation de ses idées avec celles de Saint-Simon, dont il fut un temps très proche collaborateur, permet de préciser quelques originalités. Plutôt que sur les liens industriels, il compte sur « la force européenne des savants » ; il dénonce aussi le « modèle anglais ». Il précise ensuite ses projets de regénération européenne sous forme de « République occidentale » en s’appuyant largement sur l’histoire. Puis il insiste sur une union recherchée d’abord par des idées et sentiments partagés sur la conviction d’une appartenance à l’Humanité : il programme alors des institutions : nouveau Calendrier, liste de lectures, etc., pour soutenir une nouvelle religion définie par re-lier.

L’engagement européen des disciples de Comte est plus ou moins appuyé, en partie lié à l’acceptation de la religion, que contestent les dissidents regroupés autour de Littré, alors que les orthodoxes regroupés autour de Laffitte s’appliquent à poursuivre cette politique, et des disciples ouvriers y travaillent ardemment par le syndicalisme international. Les circonstances politiques influent aussi : la guerre de 1870 conduit orthodoxes et dissidents à allonger les délais pour l’Europe positive. Plus tard les disciples, groupés à partir de 1906 en Société positiviste internationale, reprennent la question avec l’expérience des deux grands conflits mondiaux et les discussions sur la Société des nations.